Présentation :


L'Association Générale des Etudiants de Limoges est la section locale de la Fédération Syndicale Etudiante.
Nous formons un syndicat de lutte. Nous pensons que seule la lutte collective et massive peut nous permettre de préserver nos droits, comme nous l'avons fait contre le CPE, et d'en gagner de nouveaux. Nous sommes opposés à la cogestion car il n'y rien gagner en collaborant avec l'administration et le gouvernement. Les droits se gagnent par des rapports de force. Les élu-e-s que nous avons aux conseils de la fac ne nous permettent que de recueillir des informations nécessaires aux luttes et à la survie matérielle de notre organisation.
Nous nous battons pour une université publique, gratuite, laïque, de qualité et ouverte à toutes et à tous. Nous nous battons pour la justice sociale, l'accès et la réussite de tou-te-s à l'université. Nous nous battons pour la solidarité étudiante.

La FSE vise à être un syndicat rassemblant le plus d'étudiants possible car ce n'est qu'en étant nombreux et organisés que l'on pourra se faire entendre! Dès maintenant, pour défendre tes droits et en gagner de nouveaux rejoins l'AGEL FSE !

Pour nous contacter :
agel.fse@luttes-etudiantes.com
05-55-43-55-23

International

Communiqué national de la FSE

Les étudiant-e-s de l’université de Ouagadougou, du Burkina Faso se mobilisent pour la défense et l’amélioration de leurs conditions d’études depuis plusieurs semaines. Ils exigent notamment l'augmentation des capacités d’accueil des salles de cours, la revalorisation des bourses, la réduction des frais de scolarité... 

Face à cela, le président de l'université de Ouagadougou répond par l'intervention des forces de l'ordre, composée par des policiers de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS), des éléments des unités mobiles de la Gendarmerie Nationale (GN) et des militaires du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP). Suite à cette répression, le 17 juin des étudiants furent blessés par balles.

Pour les forces de l'ordre, cette répression dans le sang ne semblait pas suffire, et près de cinquante arrestations eurent lieu.

Dans la nuit du 24 Juin, quatre étudiants sont condamnés à six mois de prison avec sursis. 

Face à cela, la mobilisation étudiante appelle à reconduire la grève. Les étudiants du Burkina Faso ne céderont pas face aux intimidations du gouvernement burkinabé, tant que les revendications légitimes du mouvement étudiants n'auront pas étés appliquées.

En solidarité totale avec le mouvement étudiant burkinabé, la Fédération Syndicale Étudiante apporte son soutien aux étudiants Burkinabé.

Nous condamnons la politique répressive du Burkina Faso, de ce fait, nous apportons notre soutien aux étudiants inculpés et aux victimes de la violence policière ordonnée par le président de l'université de Ouagadougou.

Nous réagissons également face à la situation ultra-précaire dans laquelle les étudiants burkinabé étudient, les critères de sélection marginalisent une grande partie de la jeunesse du Burkina Faso, peu d'étudiants ont accès aux bourses tandis que le nombre d'étudiant augmente d'année en année.

La Fédération Syndicale Étudiante est pour une université gratuite, publique, populaire, ouverte à tous et à toutes et se reconnaît dans les revendications portées par les étudiants Burkinabé.

La Fédération Syndicale Étudiante appelle donc à la mobilisation internationale, afin d'exiger du gouvernement Burkinabé le respect des droits étudiants, l'abandon des charges portées à l'encontre des étudiants condamnés et l'application des revendications du mouvement étudiant. 

Non à la répression du mouvement étudiant!

Oui à la lutte étudiante!

Communiqué national de la Fédération Syndicale Etudiante

Ce 1er mai 2008, à Toulouse, Paris, Bamako, Montréal, New Delhi… les travailleurs et les travailleurs en formation vont manifester leur mécontentement contre les offensives patronales toujours plus arrogantes et violentes. Ils diront non à la précarité, non à la flexibilité, non à la privatisation des services publics, non à l'impérialisme notamment français mais ils diront oui à la solidarité internationale de tous les travailleurs.

En France, cette journée doit préparer les mobilisations futures (particulièrement sur les retraites) et doit manifester le soutien à la lutte des sans papiers pour leurs régularisations et le combat des lycéens contre notamment les suppressions de postes dans l'enseignement secondaire. Nous devons montrer notre combativité face aux attaques du gouvernement Sarkozy/Fillon et ceci malgré l'atonie des directions syndicales qui s'enfoncent année après année dans une collaboration de classes honteuse !

La Fédération Syndicale Etudiante appelle tous les étudiants à participer massivement aux manifestations du 1er mai car nous devons montrer notre solidarité de classe aux luttes en cours et créer les conditions d'une convergence des luttes possible et nécessaire :
- La lutte de plusieurs centaines de sans papiers pour leur régularisation dans la région parisienne montre l'exemple malgré le refus de la CGT d'imposer un rapport de force conséquent et d'exiger la régularisation de TOUS les sans-papiers avec ou sans emploi.
- La mobilisation des lycéens ne désemplit pas contre notamment la réforme du BEP et la suppression de 11.200 postes dans l'Education Nationale.

40 ans après la grande grève ouvrière et étudiante de mai/juin 1968, ce 1er mai doit être le point de départ d'une riposte du monde du travail !

Etudiants / Travailleurs, un seul ennemi, un seul combat !
Tous ensemble participons massivement au 1er mai !

Trois universitaires allemands poursuivis pour «terrorisme» sur la base de leurs écrits scientifiques!

Communiqué de la FSE Paris I/IV

Une nouvelle étape a été franchie dans la remise en cause des libertés démocratiques conquises par le mouvement ouvrier.

En Allemagne, trois universitaires (dont un a été placé en détention provisoire) sont poursuivis pour « appartenance à une organisation terroriste » sur la seule base de leurs écrits et de leur engagement militant. La police estime que leurs écrits scientifiques ressembleraient à ceux d’un groupe d’extrême gauche présenté comme « terroriste ».

Cette affaire illustre de manière concrète que la liberté d'expression est un acquis bien fragile, que les différents gouvernements au service du patronat remettent en cause dès qu'ils le peuvent.

La liberté d'expression des enseignants- chercheurs est parmi les plus directement menacées : quand ce n'est pas sous la pression de la prétendue "menace terroriste" c'est sous celle du "réalisme économique". En Europe, les processus de Bologne et de Lisbonne visent à précariser et à mettre au pas les universitaires dans des universités transformées en entreprises de formation de capital humain. Dans cette logique, la seule mission des universités doit être de servir les intérêts patronaux en leur fournissant une main d’œuvre flexible et adaptée à leurs besoins immédiats. Dans cette nouvelle université, l’esprit critique n’a plus sa place. Pire, il doit être, si besoin est, criminalisé comme l’illustrent, de façon extrême, ces évènements en Allemagne.

En France, la loi Sarkozy-Pécrese votée cet été s’inscrit dans cette même logique : renforcement du pouvoir des présidents d’université, renforcement de la dépendance à l’égard des patrons (comme le développement des fondations pour compenser le désengagement financier de l’Etat), précarisation des personnels, professionnalisatio n des cursus. Les enseignants chercheurs sont invités encore plus fortement qu'avant à ne plus penser, ou alors à penser d’une certaine façon, celle qui contribue à augmenter les profits des patrons. Ainsi, Christine Lagarde (ministre de l’économie), lors d’un discours à l’Assemblée nationale en juillet, a osé clamer : « assez pensé maintenant. Retroussons nos manches » !

Contrairement à la direction de l’UNEF qui a renoncé à s’opposer à cette logique et à cette loi, et donc à défendre les intérêts des étudiants (préférant défendre ses petits intérêts particuliers de bureaucrates) , la FSE s’y oppose de toutes ses forces. C'est la logique même du gouvernement que nous refusons, car c'est la même qui justifie la répression scandaleuse des chercheurs allemands. La FSE leur exprime sa solidarité totale et appelle dès la rentrée les étudiants à se réunir en Assemblées Générales afin de construire la grève pour obtenir l’abrogation de la loi Sarkozy-Pécresse sur l’université.
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