Les étudiant-e-s de l’université de Ouagadougou, du Burkina Faso se mobilisent pour la défense et l’amélioration de leurs conditions d’études depuis plusieurs semaines. Ils exigent notamment l'augmentation des capacités d’accueil des salles de cours, la revalorisation des bourses, la réduction des frais de scolarité...
Face à cela, le président de l'université de Ouagadougou répond par l'intervention des forces de l'ordre, composée par des policiers de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS), des éléments des unités mobiles de la Gendarmerie Nationale (GN) et des militaires du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP). Suite à cette répression, le 17 juin des étudiants furent blessés par balles.
Pour les forces de l'ordre, cette répression dans le sang ne semblait pas suffire, et près de cinquante arrestations eurent lieu.
Dans la nuit du 24 Juin, quatre étudiants sont condamnés à six mois de prison avec sursis.
Face à cela, la mobilisation étudiante appelle à reconduire la grève. Les étudiants du Burkina Faso ne céderont pas face aux intimidations du gouvernement burkinabé, tant que les revendications légitimes du mouvement étudiants n'auront pas étés appliquées.
En solidarité totale avec le mouvement étudiant burkinabé, la Fédération Syndicale Étudiante apporte son soutien aux étudiants Burkinabé.
Nous condamnons la politique répressive du Burkina Faso, de ce fait, nous apportons notre soutien aux étudiants inculpés et aux victimes de la violence policière ordonnée par le président de l'université de Ouagadougou.
Nous réagissons également face à la situation ultra-précaire dans laquelle les étudiants burkinabé étudient, les critères de sélection marginalisent une grande partie de la jeunesse du Burkina Faso, peu d'étudiants ont accès aux bourses tandis que le nombre d'étudiant augmente d'année en année.
La Fédération Syndicale Étudiante est pour une université gratuite, publique, populaire, ouverte à tous et à toutes et se reconnaît dans les revendications portées par les étudiants Burkinabé.
La Fédération Syndicale Étudiante appelle donc à la mobilisation internationale, afin d'exiger du gouvernement Burkinabé le respect des droits étudiants, l'abandon des charges portées à l'encontre des étudiants condamnés et l'application des revendications du mouvement étudiant.
Non à la répression du mouvement étudiant!
Oui à la lutte étudiante!


La Fédération Syndicale Etudiante appelle tous les étudiants à participer massivement aux manifestations du 1er mai car nous devons montrer notre solidarité de classe aux luttes en cours et créer les conditions d'une convergence des luttes possible et nécessaire :
- La lutte de plusieurs centaines de sans papiers pour leur régularisation dans la région parisienne montre l'exemple malgré le refus de la CGT d'imposer un rapport de force conséquent et d'exiger la régularisation de TOUS les sans-papiers avec ou sans emploi.
- La mobilisation des lycéens ne désemplit pas contre notamment la réforme du BEP et la suppression de 11.200 postes dans l'Education Nationale.
40 ans après la grande grève ouvrière et étudiante de mai/juin 1968, ce 1er mai doit être le point de départ d'une riposte du monde du travail !
Tous ensemble participons massivement au 1er mai !