Présentation :


L'Association Générale des Etudiants de Limoges est la section locale de la Fédération Syndicale Etudiante.
Nous formons un syndicat de lutte. Nous pensons que seule la lutte collective et massive peut nous permettre de préserver nos droits, comme nous l'avons fait contre le CPE, et d'en gagner de nouveaux. Nous sommes opposés à la cogestion car il n'y rien gagner en collaborant avec l'administration et le gouvernement. Les droits se gagnent par des rapports de force. Les élu-e-s que nous avons aux conseils de la fac ne nous permettent que de recueillir des informations nécessaires aux luttes et à la survie matérielle de notre organisation.
Nous nous battons pour une université publique, gratuite, laïque, de qualité et ouverte à toutes et à tous. Nous nous battons pour la justice sociale, l'accès et la réussite de tou-te-s à l'université. Nous nous battons pour la solidarité étudiante.

La FSE vise à être un syndicat rassemblant le plus d'étudiants possible car ce n'est qu'en étant nombreux et organisés que l'on pourra se faire entendre! Dès maintenant, pour défendre tes droits et en gagner de nouveaux rejoins l'AGEL FSE !

Pour nous contacter :
agel.fse@luttes-etudiantes.com
05-55-43-55-23

Activité dans les conseils

 Association Générale des Etudiants de Limoges,
section locale de la Fédération Syndicale Etudiante.

 

 

          Syndicat de lutte, notre pratique consiste en la mise en place d’un rapport de force en faveur des étudiants. Nous pensons que nos interêts vont de paires avec ceux des travailleurs et divergent complètement de ceux des capitalistes. Notre modalité d’action est donc une démarche collective et offensive, seule à même de faire plier ceux qui attaquent le service public d’éducation, et de faire aboutir nos revendications.

 

          C’est pourquoi nous ne plaçons aucun espoir dans un consensus avec eux tout comme nous ne plaçons aucun espoir dans les différents conseils de la faculté.
 

 

          En effet, nous condamnons la cogestion et ceux qui la pratiquent car on ne peut élaborer et gérer les plans de l’université et à la fois les combattrent.

          Pour nous la lutte ne peut se faire dans ces conseils qui ne sont que des simulacres de démocratie où les étudiants restent minoritaires. En revanche nous y siégons pour assurer notre suivi matériel et surtout pour y récolter des informations utiles à nos luttes et à l’information des étudiants.

 

Le mercredi 3 décembre de 9h à 17h en salle 062 :
  - pour assurer notre suivi matériel
  - pour la défense des intérêts collectifs des étudiants
  - pour soutenir le syndicalisme de lutte
  - pour une fac critique, populaire et laïque

 

 

Votez et faites voter AGEL-FSE

De la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Limoges le 11/06/2007

Le gouvernement a dit vouloir procéder dès juillet à une vaste réforme de l'Université. Si l'on peut s'accorder sur sa nécessité, plus de vingt ans après la loi de 1984 qui en régit le fonctionnement, la façon dont elle est engagée, comme un certain nombre de dispositions envisagées, ne sont pas acceptables et obèrent a priori sa légitimité.

Pour une réforme d'une telle ampleur, il ne peut y avoir de concertation étroite et limitée comme celle à laquelle on assiste aujourd'hui.

La CPU (conférence des présidents d'université) a été certes écoutée, et visiblement entendue. Mais les propositions que les présidents d'université, ainsi réunis, avancent n'ont jamais été discutées dans les conseils qui les ont élus, ce qui est contraire aux principes élémentaires de la démocratie représentative. Ce n'est pas une fois la réforme entérinée, qu'il faut organiser des états généraux dans les différentes universités, en y associant tous les acteurs (étudiants, personnels, collectivités locales, représentants du monde socioéconomique), mais bien avant, afin que le législateur puisse être éclairé.

Les syndicats représentant les étudiants et les personnels ont été invités aux tables rondes organisées par le ministère de l'enseignement supérieur. Mais compte tenu de leur audience, et même si l'on peut le regretter, ils ne représentent pas à eux seuls la communauté universitaire.

Nous en appelons donc solennellement à ce que le gouvernement revoie le calendrier de la réforme et les modalités de la concertation.

Mais il est aussi des valeurs et des principes universitaires qui nous semblent menacés parce certaines des dispositions de réforme envisagées. La réforme ne peut ne doit pas à nos yeux :

exclure de l'accès à l'enseignement supérieur une partie de ses actuels «usagers », étudiants classiques et adultes en reprise d'études. Or, sans réengagement financier de l'Etat, à la hauteur du retard pris, l'autonomie financière que l'on va concéder aux universités les mettra en demeure de trouver des financements ailleurs, en augmentant en particulier massivement les droits d'inscription,

Remettre en cause les activités de recherche des universités et des universitaires, qui sont, au-delà de leurs applications immédiatement visibles, également à la source de l'enseignement et de la production de connaissances. Ce sont toutes les formes de recherche qui doivent être préservées et encouragées, et notamment la recherche fondamentale et la recherche en lettres et sciences humaines. Pour que la recherche se développe, pour que l'enseignement universitaire puisse être un enseignement de qualité pour tous, il faut aussi que les enseignants-chercheurs ne soient pas accablés de tâches d'enseignement (comme les projets de modulation des services, inclus dans la réforme, l'envisagent), que le déficit en heures soit comblé par des recrutements à la mesure des besoins, qu'il soit mis fin au sous-encadrement administratif massif , toutes choses qui font que l'Université ne peut exercer aujourd'hui pleinement ses missions.

Faire perdre la qualité d'université à un certain nombre d'universités par le remodelage de la carte universitaire. Il ne peut y avoir demain quelques universités « d'excellence » et une grande masse de collèges universitaires dans lesquels les cursus seraient limités au niveau du « L » et la recherche marginalisée. Toutes les universités doivent pouvoir continuer à le rester, pas seulement pour l'unité de la communauté universitaire mais également pour les territoires qu'elles irriguent.

Vider de leurs attributions les parlements universitaires, condition ici comme ailleurs, de la pérennité de la démocratie. Les projets de renforcement des pouvoirs des présidents d'université, déjà considérables, dans de nombreuses matières, ne laissent pas d'inquiéter car ils s'accompagneraient en même temps d'un asservissement des parlements universitaires que sont les conseils, nécessaire contre-pouvoir, comme dans toute communauté, mais aussi condition d'une des valeurs fondamentales et universelles de l'université, son autonomie scientifique.
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