Une offensive contre les travailleurs : service minimum, contrat unique, loi d'autonomie des universités etc.

Publié le par AGEL FSE

PREPARONS LA RIPOSTE !


Du collège à l'université, nous devons nous opposer à la loi d'autonomie et à toutes les attaques contre l'enseignement :

Un salarié qui sortait de l'enseignement avec un niveau de qualification pouvait réclamer un salaire sur la base de cette qualification, de son diplôme. En poursuivant des attaques contre l'éducation et l'enseignement supérieur via "l'autonomie des universités" et une école réduite à dispenser un "socle commun" le gouvernement détruit ce qui faisait la valeur de nos diplômes et notre qualification pour le remplacer par un "niveau d'employabilité". Dès lors, il sera encore plus difficile de faire valoir nos droits garantis par le code du travail et les conventions collectives.

Le contrat unique :

Le but avoué de Sarkozy durant sa campagne était la mise en place d'un contrat unique de travail sur le modèle du CNE et du CPE. Sous couvert d'égalité entre les salariés c'est la généralisation de la précarité et de la flexibilité (période d'essai de deux ans, sans motifs, sans préavis et indemnités de licenciement). Pourtant la large mobilisation contre le CPE a permis le retrait de ce type de mesures injustes et impopulaires. Non seulement le CNE n'a pas créé d'emplois supplémentaires, mais en plus la mobilisation des salariés, saisissant les tribunaux des prud'hommes, obtiennent gain de cause. Le seul contrat de travail assurant une vie descente : c'est le CDI à temps plein pour tous !


Chasse aux immigrés :

Un projet de loi prévoit de restreindre encore d'avantage les possibilités de regroupement familial pour accélérer encore les rafles et les expulsions. Sarkozy veut stigmatiser une partie de la population pour diviser les travailleurs. Cette loi raciste n'a qu'un but, organiser la concurrence entre les salariés, et l'exploitation des travailleurs immigrés.

Sécurisation des parcours professionnels :

En individualisant les droits des salariés, le gouvernement les isole et les
empêche de s'organiser collectivement.
La sécurisation des parcours professionnels qu'on nous fait miroiter revient à organiser cette précarité. Pour le gouvernement il est normal d'alterner des périodes de chômage et d'emploi précaire tout au long de sa vie. En vérité il s'agit d'imposer au salarié n'importe quel type d'emploi ou de formation, quel que soit sa qualification initiale ou ses aspirations. Nous refusons cette logique, la sécurisation des parcours professionnels c'est l'insécurité sociale généralisée !
Ce que nous voulons c'est garantir à tous les salariés de bénéficier de l'avancement dans les grilles salariales, de l'ancienneté, de leurs congés de formation, de toutes les garanties collectives interprofessionnelles… Plus généralement nous refusons la flexibilité et la précarité, le seul contrat devant être le CDI.

Défiscalisation des heures supplémentaires :

On sait aujourd'hui que les salariés qui utilisent leurs heures supplémentaires ne le font pas par envie, mais sous la contrainte de leur employeur ou par nécessité. L'exonération de charge d'une entreprise signifie une réduction du salaire différé des travailleurs (cotisations retraites, assurance maladie, allocation chômage,…) Ce n'est pas un cadeau fait aux salariés afin de les augmenter, mais un cadeau aux entreprises par la réduction des charges sociales.



Service minimum :

Obligation pour chacun de se déclarer gréviste quarante-huit heures avant le conflit social, sous peine de sanctions : Ce qui permet à la fois de réprimer les salariés et à l'entreprise de réorganiser la production. Pour faire passer toutes ces attaques, le gouvernement veut désarmer les travailleurs en brisant le droit de grève. Les mesures qu'il veut imposer aux transports, il les étendra bientôt à toutes les catégories de salariés. Il sait que c'est uniquement par la grève et la mobilisation que nous le ferons reculer, c'est pourquoi il tente de nous désarmer.

Face à cette offensive générale il est urgent de s'organiser et de se syndiquer!
Ne laissons pas Sarkozy imposer la volonté du patronat aux travailleurs et aux étudiants!
POUR DE VRAIS DIPLÔMES, DE VRAIS SALAIRES ET DE VRAIS EMPLOIS !
SEULE LA LUTTE PAIE !











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