Communiqué de Congrès de la FSE

Publié le par AGEL FSE

La Fédération Syndicale Etudiante (FSE) a tenu son cinquième congrès à Caen les 28, 29 et 30 juin. Vingt délégués, représentant les syndicats de Paris 1 et 4, de Toulouse 1, 2 et 3, Limoges, Aix-Marseille, Pau, Caen, Lyon 1 et 2, se sont réunis et ont débattu pendant ces trois jours. Une nouvelle section, à Amiens, a été intégrée dans la fédération. Les sections de Dijon et Grenoble, absentes, ont participé à la discussion par le biais de contributions écrites ou n'ont pas pu se déplacer faute de moyens.

L'unité du syndicalisme de lutte est une préoccupation permanente pour la FSE.
A l'occasion de ce congrès il a donc été échangé des invitations avec la fédération Sud Etudiant, laquelle tenait son congrès au même moment. Des propositions pour réaliser l'unité à l'occasion du combat contre la loi Pécresse ont donc été faites par le congrès de la FSE. Un échange cordial et fructueux a eu lieu avec les militants de Sud étudiant ce qui augure bien des possibilités d'un front solide pour les luttes à venir.

La FSE s'est unanimement révoltée contre la répression policière qui a sévit après les manifestations du mois de mai. Un militant de la FSE à Lyon a été condamné à trois mois de prison ferme pour son activité militante. La FSE fera tout pour assurer la solidarité militante pour son camarade et tous ceux qui subissent actuellement la répression.

Les débats ont porté sur la lutte contre le sexisme, sur l'analyse du fascisme, les discriminations homophobes, sur la nécessité d'une structuration internationale des luttes et des organisations de lutte étudiantes.

L'analyse du projet de loi du gouvernement sur l'université a eu bien sûr la part belle pendant ces trois jours : les délégués se sont penchés sur les textes pour en tirer une analyse précise, des revendications et des propositions concrètes pour le combattre.

Pour la FSE ce projet de loi veut soumettre l'université aux besoins du patronat en formation, en recherche. Il vise à renforcer l'université française sur le marché international de l'éducation. Il vise par la remise en cause du cadre national des diplômes, à faire baisser le coût du travail. Il vise également, par la restructuration de l'université à attenter aux statuts des personnels, des enseignants et des chercheurs par soucis de rentabilité.

La FSE refuse toute concertation, toute négociation, ce projet doit être intégralement retiré !
La FSE informera précisément les étudiants sur ce projet, construira dès maintenant la mobilisation, et mettra toutes ses forces pour la construction de la grève nationale des étudiants et des personnels à la rentrée universitaire !

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