Pour une fac critique et populaire !

Publié le par AGEL FSE

L’avenir de l’université française semble être un sujet de discussion centrale au sein du gouvernement. Notre premier ministre, le ministre de l’Education Nationale Gilles de Robien, Mr Goulard ministre délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche, et encore Mr Sarkozy intensifient leurs interventions sur ce qu’ils envisagent pour le devenir de l’enseignement supérieur.

 

Pour l’augmentation des frais d’inscription !

Mr de Villepin se dit favorable à une augmentation « modulée » des frais d’inscription en fonction du revenu des familles. Mais les précisions qu’ils donnent sur ce nouveau système mettent surtout l’accent sur « un développement massif des prêts étudiants ». Il veut donner la possibilité aux étudiants « de parier sur leur propre avenir » grâce à la mise en place d’un prêt à taux zéro. De part sa politique de désendettement financier, l’Etat ne peut soi-disant réinvestir dans l’université. Mais que les étudiants eux-mêmes s’endettent pour payer leurs études et leur frais d’inscription à l’avenir « multipliés par 4 ou5 » d’après Mr Goulard à la Conférence des Présidents d’Université, ceci ne pose plus aucun problème à nos dirigeants.

 

Pour une plus grande autonomie des universités !

Mr de Villepin souhaite voir les conseils d’administration des universités «plus resserrés, davantage ouverts sur les entreprises, sur les collectivités locales et sur le monde » avec un Président qui disposerait d’un pouvoir de décision plus large «notamment dans la gestion de leurs ressources humaines ». Bref, le gouvernement veut transformer le service public de l’enseignement supérieur en une véritable entreprise : ‑ dont les financements publics dépendront du taux d’insertion professionnelle de ses étudiants (rapport Hetzel).

qui fera passer « des contrats individualisés de réussite » à ses étudiants afin de pouvoir réorienter ceux qui ne seront pas susceptibles de faire valoir le rayonnement de leur université.

qui fera passer à chaque étudiant un stage de six mois obligatoire en entreprise afin « de se préparer à l’emploi » en intégrant l’esprit d’entreprise : l’étudiant sera ainsi forcé d’accepter ses conditions de travail ainsi que sa gratuité afin de valider son année sous peine de devoir repayer des frais d’inscription exorbitants.


La FSE condamne les orientations données à l’université française

Non à la sélection sociale

Non à la professionnalisation des diplômes

Non aux intérêts privés dans l’université


Pour un réengagement financier conséquent de l’Etat dans le service public de l’enseignement supérieur

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