Soutien total à Naïma, militante de l’Association Générale des Etudiants de Nanterre

Publié le par AGEL FSE

POUR LA REINTEGRATION DE NAIMA !

    En juin dernier, le conseil de discipline a condamné Naïma, militante de l’AGEN, à un an d’interdiction universitaire avec sursis. Suite à une altercation avec une militante de l’UNEF (à laquelle la justice n’a elle-même pas donné suite), la direction de l’université, à la demande de la direction de l’UNEF, avait décidé d’utiliser le conseil de discipline pour s’attaquer à une militante de l’AGEN.
    Le jeudi 11 février, Naïma a été exclue deux ans ferme de l’Université de Nanterre pour avoir produit un faux document attestant qu’elle était inscrite en 3ème année d’Histoire, afin d’éviter son expulsion de la résidence universitaire où elle loge. Naïma est pourtant bien inscrite en 3ème année d’Histoire ! Elle n’a donc pas menti sur sa situation. 
    Le but de la direction de l’université de Nanterre est clair : s’attaquer par tous les moyens aux syndicalistes de lutte pour empêcher toute contestation étudiante. Nous dénonçons l’attitude honteuse de l’UNEF qui collabore avec la présidence de l’université pour réprimer les militants de l’AGEN.

    Il faut continuer à se mobiliser et à rester vigilant face à la direction de l’université de Nanterre. Notre silence serait d’accepter que toutes les facs deviennent des lieux de formatage et non des lieux critiques et populaires.
Le combat pour la relaxe de Naïma est le combat pour la défense des libertés démocratiques élémentaires, face à une politique répressive généralisée dans tous les campus de France. En effet, à Strasbourg, Nittisch, étudiant mauricien délégué de la Coordination Nationale durant le mouvement anti-LEC, vient d’être exclu de sa fac pour s’être révolté contre les autorités. Devant Toulouse Le-Mirail, et un peu partout en France, les contrôles policiers systématiques préparent les rafles d’étudiants sans-papiers.
     L’exclusion de Naïma est une déclaration de guerre adressée à tous ceux qui n’ont pas renoncé à lutter contre l’injustice et l’arbitraire. Nous ne laisserons pas piétiner Naïma sans réagir, car nous savons que ce précédent entraînerait une répression accrue face à la contestation sociale.

FACE A LA REPRESSION LE COMBAT DOIT CONTINUER !
LA SOLIDARITE EST UNE ARME !


 

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