Politiques sécuritaires

Publié le par AGEL FSE

Les gouvernements se succèdent et les lois sécuritaires et anti-immigré-e-s ne cessent de se  durcir. Suite au 11 septembre 2001, est ainsi votée la loi de "sécurité quotidienne" (LSQ-Vaillant), censée protéger l'hexagone de la menace du terrorisme. Cette loi légitime en fait un flicage généralisé venant accentuer les atteintes portées aux libertés individuelles, et collectives (ex: fouilles par des   vigiles privés autorisées).

Délires sécuritaires...
    C'est un véritable arsenal policier et judiciaire, légalisant les pratiques policières les plus douteuses qui se met en place (reprenant 11 des 24 propositions de Le Pen en matière de “justice &   police”). Dans ce contexte, les lois Perben I et II (Justice), Sarkozy I et II (sur la Sécurité Intérieure et l'immigration), ainsi que le projet de loi sur la prévention de la délinquance, accentuent le climat de suspicion et de délation: généralisation du témoin anonyme, fichage des témoins, suspects et victimes, délit de solidarité envers les étranger-ère-s,délivrance d'une autorisation provisoire de séjour (puis titre de séjour) à celui qui témoigne dans une procédure pénale (favorisant la délation), pénalisation de la mendicité et de la prostitution aggravée…

...contre les classes populaires
    La mise en oeuvre de ces lois ne signifie pas juste une privation des libertés fondamentales de  chacun-e mais relève d'une véritable volonté politique de criminaliser une partie de la population. La justice tend ainsi à devenir un simple instrument au service de la police (généralisation de la procédure de comparution immédiate couplée du “plaider coupable”, prolongation de la garde à vue à 96h…). Aussi, l'introduction dans les textes juridiques de la notion de “crime en bande organisée” vient aggraver les peines encourues même pour de petits délits (ex : vol de bicyclette en bande organisée peut valoir jusqu'à 15 ans de prison).

Publié dans Solidarité

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