Solidarité avec nos deux camarades interpellés !

Publié le par AGEL FSE

Le 16 Octobre, Nicolas Sarkozy venait à Limoges pour présenter le pôle d’excellence de la céramique qui se crée à Limoges. Une manifestation a été organisée pour protester contre sa politique de plus en plus sécuritaire et réactionnaire. Nous avons débuté place d’Aine où la vitrine du local de l’UMP(qui était déjà cassée) a reçu de nouveaux coups. Là, un policier de la ville, perdant son sang froid, s’est jeté sur les manifestants pour interpeller au hasard un camarade et la foule, par solidarité les a  séparés. Nous étions environ 200 personnes sous la garde de moult camions de gardes mobiles, BAC, et police municipale et nationale. La manifestation a continué dans le calme et s’est dispersée place de la République. La police en a profité pour interpeller arbitrairement deux manifestants en les matraquant. Ils les ont fait rentrer dans la voiture de la BAC qui a démarré en trombe devant la foule solidaire des deux lycéens. La vitesse du démarrage a fait tomber un de leurs collègues qui montait a ce moment là dans la voiture. Là, celui ci paniqué a commencé a gazer la trentaine de manifestants qui se
trouvait en face de lui, ses collègues étaient pourtant juste derrière. Les manifestants surpris sont repartis dans l’autre sens, ils ont alors reçu des coups de matraque dans le dos. Entre le Flunch et les galeries Lafayette, nous étions encerclés, toutes les rues étaient bloquées par les voitures et les fourgons de la police. La manifestation a ensuite continué pour aller soutenir
nos camarades au commissariat. Les deux jeunes sont a priori accusés de rébellion et de dégradation de biens publiques sur le seul témoignage de trois policiers qui sont bien sûr assermentés ce qui veut dire que nous n’avons aucun poids face à eux même si il s’agit de faux témoignages. Un RG nous a aussi confié que la police guettait la moindre occasion pour arrêter les deux jeunes repérés depuis le mouvement du printemps dernier. Pendant ce temps à l’ENSIL tous les étudiants étaient tenus de présence dans les amphis depuis 9h avec l’obligation d’applaudir le discours du ministre. Quelle démocratie !
Lors du mouvement populaire des banlieues et celui contre la LEC, les forces de l’ordre ont déchaîné leur arsenal répressif en vue de casser le mouvement et créer une psychose anti-casseurs. C’est plus de 5000 interpellations qui ont été réalisé et les condamnations ont été alourdies uniquement sur déclaration des forces de l’ordre. Aujourd’hui encore, les procès se poursuivent.
La méthode reste donc la même et le gouvernement semble déterminé à casser
toutes tentatives de contestation sociale.

Nous condamnons l’acharnement répressif des autorités et nous nous déclarons solidaires des deux interpellés, comme de toutes les victimes de la politique sécuritaire répressive.

Signataires : AGEL-FSE, CGT jeunes 87, Résistance Lycéenne, Groupe Jeunes LCR 87...

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