Pour une véritable égalité sociale

Publié le par AGEL FSE

Les étudiants et les étudiantes ne constituent pas une classe sociale. Cependant, la majorité d’entre eux est confrontée aux mêmes difficultés que celles auxquelles une grande partie de la population doit faire face pour tenter de vivre décemment. Or, l’aide sociale censée subvenir aux besoins des étudiants et des étudiantes les plus démunis est en réalité dérisoire : cette aide n’est qu’une goutte d’huile déposée sur les rouages d’une machine inégalitaire.

En réalité, au fil des ans, la misère s’est aggravée et frappe des dizaines de milliers d’étudiants des milieux populaires. Devant ces données, notre position est sans équivoque : c’est en premier lieu celle de la gratuité des services publics qu’ils soient sociaux ou collectifs.

 La politique commerciale du CROUS

Le CROUS ne nous considère plus comme des usagers bénéficiaires d’un service social, mais comme des clients d’un service commercial (ainsi le « S » de CROUS ne signifie plus « Social » mais « Scolaire » !).

Ceci s’explique par le désengagement croissant et volontaire de l’Etat et se traduit par une politique de rentabilisation à tous les niveaux.

            Logement : cela se concrétise par la multiplication de résidences universitaires semi-privées et privées avec des loyers prohibitifs, au détriment de la rénovation et de la construction de cités-U, ce qui crée un régime à deux vitesses en matière de logement social. Le nombre de place en cité-U est largement insuffisant : seulement 8% des étudiants peuvent y être logés. De plus, les loyers augmentent alors que les conditions de vie se dégradent.

            Restauration : la politique de diminution des dépenses et de rentabilité à outrance s’applique aussi à la restauration (fermeture de RU, prolifération de cafétérias semi privées aux tarifs élevés). Par ailleurs, chaque année, le prix du ticket RU augmente pour l’étudiant, alors que la part de l’Etat n’a pas bougé depuis 1984 (année de l’abandon de la parité Etat-Etudiant).

Université et sélection sociale

Le mythe de « l’école républicaine et laïque » voudrait nous faire croire que celle-ci garantit « le droit à l’enseignement » et « l’égalité d’accès aux études ». En réalité, le système éducatif français est extrêmement sélectif par l’origine sociale, le sexe et la nationalité.

Publié dans Aide sociale

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