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Publié le par AGEL FSE


La nécessité de se syndiquer

 

Se syndiquer c’est s’organiser pour défendre nos droits et nos intérêts collectifs indépendamment des opinions politiques, philosophiques et religieuses. Le syndicat n’est rien en soi, il n’est que le fruit de celles et ceux qui le composent et le font progresser au niveau théorique et pratique.

Pourquoi le syndicalisme de lutte ?

Notre pratique consiste en la mise en place de rapports de force en faveur des étudiantes et étudiants

Ainsi nous nous définissons comme un syndicat de lutte : nous avons pour but la défense des intérêts collectifs tant matériels que moraux des étudiants en ayant comme modalité d’action l’établissement d’un rapport de force.

Les acquis sociaux tant au niveau de la protection sociale que de l’éducation ou des droits des travailleuses et des travailleurs ont été à chaque fois le résultat de lutte et de mots d’ordres portés par des mouvements suffisamment massifs pour les imposer et donc aller à l’encontre de la logique du système capitaliste. C’est le constat d’une divergence entre deux classes antagonistes : ceux qui n’ont rien ou presque rien et ceux qui concentrent les richesses et le pouvoir grâce au système.

La lutte contre la Loi sur l’Egalité des Chances, dont le CPE faisait partie, est un exemple de réussite de l’organisation collective.

 

Indépendance syndicale

 

Indépendance financière et idéologique, des partis politiques, des syndicats de travailleurs et des groupes religieux

En tant que syndicat nous défendons les intérêts collectifs, matériels et moraux des étudiantes et étudiants. Nous répondons qu’à ces intérêts par ceux des partis politiques. Le syndicat doit être indépendant. Sans indépendance financière, il n’y a pas d’indépendance syndicale : nous devons combattre en permanence pour ne dépendre de personne d’autre que des étudiantes et étudiants. Nous refusons également le clientélisme. Mais le terme indépendant recouvre aussi l’indépendance syndicale. C’est d’abord l’indépendance vis-à-vis de tout groupe politique, philosophique ou religieux.

 

 Contre la cogestion.

La cogestion c’est siéger dans les conseils universitaires en cautionnant une pseudo démocratie, gérer la pénurie budgétaire et appliquer les réformes.

Nous refusons et condamnons la cogestion (et ceux qui la pratiquent) : on ne peut à la fois élaborer ou gérer le plan des réformes du gouvernement et les combattre, on ne peut à la fois gérer la pénurie et défendre les droits des étudiants. Nous ne sommes pas les partenaires de l’administration. Nous ne reconnaissons comme légitime aucune instance dite démocratique qu’elle soit locale ou régionale ( Conseil d’Administration, Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, Conseil Scientifique, Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires, Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires…). Dans ces conseils la voix des étudiants et minoritaire et siégent aux cotés des représentants du patronat portant la voix des intérêts économiques du bassin local.

De plus, le rôle d’un syndicat n’est pas de partager le pouvoir. Cependant, le syndicalisme de lutte peut siéger dans les structures universitaires comme relais des luttes étudiantes, ainsi que pour recueillir les informations (pour les porter à la connaissance de tous les étudiants) permettant des analyses plus précises et pertinentes sur l’évolution de l’université.

Nous n’avons pas la prétention de représenter l’ensemble des étudiants ; nous ne représentons que nos membres et ceux qui nous soutiennent.

Militantisme au quotidien.  

Entre deux mouvements, la lutte continue. Nous sommes présents toute l’année sur les facultés pour venir en aide aux étudiants et étudiantes (problèmes d’inscriptions, d’aides sociales, remboursement des frais d’inscriptions, problèmes de scolarité, pour venir en aide aux étudiants étrangers,…)

Nous nous fixons comme but de défendre les étudiants dans leurs problèmes quotidiens. Ces difficultés sont souvent les conséquences concrètes des réformes que nous dénonçons. Nous nous associons aussi souvent que nécessaire aux mouvements sociaux, et aux solidarité de toutes sortes, conformément à notre positionnement aux cotés des travailleurs. Le travail quotidien consiste aussi à s’informer sur l’actualité de la vie universitaire, les projets de réformes…

 Chacun s’investissant selon ses moyens et envies pour faire vivre le syndicat.

OSONS NOUS ORGANISER, OSONS LUTTER,
OSONS VAINCRE!

Publié dans AGEL

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