Non au rapport Attali, non au rapport Pochard!

Publié le par AGEL FSE

Communiqué national de la Fédération Syndicale Etudiante

Le gouvernement prépare d'autres réformes de l'enseignement, deux commissions, celle d' Attali et celle de Pochard, contiennent des propositions pour ces prochaines réformes.
Le rapport Attali est achevé, le rapport Pochard doit être rendu le 4 février mais son contenu est d'ores et déjà connu.

La FSE dénonce le rapport Pochard qui propose de ressortir la bivalence, c'est-à-dire l'enseignement de deux matières pour un enseignant en 5e et 6e, la flexibilité du temps de travail et son augmentation potentielle pour les enseignants, un renforcement du pouvoir des chefs d'établissements, une évaluation des établissements et des enseignants pour qu'ils soient «comptables de leurs résultats», une autonomie pédagogique accrue des établissements.

La FSE dénonce l'ensemble du rapport Attali, celui-ci préconise des mesures visant à maximiser les profits en faisant baisser le coût du travail, ceci en particulier par le biais de destructions des droits des travailleurs, et par une remise en cause accrue des services publics.

En ce qui concerne l'enseignement supérieur et la recherche, le rapport Attali est loin d'innover, en 32 propositions il reprend le contenu de rapports qui l'ont précédé, (rapport Hetzel) et insiste sur des mesures déjà comprises dans la loi Pécresse.
L'objectif général reste donc le même, professionnaliser, privatiser : soumettre l'enseignement supérieur et la recherche le plus intégralement possible aux intérêts immédiats du patronat.

Parmi les 32 mesures :
-une année de stage en master, un semestre en licence, validés comme des enseignements, en lien avec les entreprises locales et les régions,

-une plus grande autonomie budgétaire, en particulier en ce qui concerne le recrutement et la rémunération des personnels enseignants ou iatoss,

-des moyens supplémentaires accordés « après l'adhésion de la communauté universitaire à la démarche de performance », bref un financement au mérite,

-déterminer 10 pôles d'excellence, pour favoriser un enseignement supérieur à deux vitesses,

-financer la recherche sur projet et sur les résultats, détruire les statuts des enseignants chercheurs et des chercheurs en les soumettant également à des critères de performance, les former à la gestion (?!), soumettre une partie du budget de la recherche publique à la valorisation de leur recherche auprès des entreprises, augmenter les cadeaux fiscaux aux entreprises lorsqu'elles font de la recherche.

La FSE refuse toutes ces propositions, elle continuera à se battre contre la loi Pécresse et toutes les réformes promises et à expliquer aux étudiants les objectifs de ces réformes.

Pour une université publique, gratuite, laïque, ouverte à tous, et de qualité!
Pour une université critique et populaire!
Pour une université au service des travailleurs et fermée aux exploiteurs!

 

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